Bonjour! Sur ce blog vous trouverez des textes reflétant ma vision de la vie, mes réflexions sur des sujets divers et variés ainsi que mes opinions politiques et ma façon de voir la politique.

Derniers articles à lire

09 février 2012

Pour une fédération européenne dans une confédération mondiale

Les peuples libres qui se parlent et qui commercent ensemble ne se font pas la guerre. Ou exceptionnellement. Voilà une bonne raison de prôner sans relâche pour une mondialisation humaniste.
Mais celle-ci n’est qu’une étape en vue de l’établissement d’une gouvernance mondiale réelle avec l’édification d’une confédération de nations démocratiques à l’échelle de la terre pendant que l’Europe, pour avoir toute sa place et peser de sa puissance, s’unira dans une fédération.
Bien sûr, nous en sommes encore loin dans les faits comme l’a démontré une nouvelle fois le sommet du G20, dont l’édition 2011 vient de se terminer à Cannes. Une situation hautement regrettable et dommageable tant l’humanité gagnerait à se retrouver et à se réunir.
Cependant, l’espoir peut se nourrir de cette lente prise de conscience des peuples européens et du monde entier que le salut de la planète bleue passe par l’entente et le rassemblement.
La récente crise économique et financière mondiale a ouvert les yeux à nombre d’habitants de la planète que ceux-ci ont besoin de se souder et de se solidariser afin d’envisager un avenir et construire leur futur commun.
Elle a démontré également que tant que ce sera du chacun pour soi, aucune régulation, aucun contrôle ne serait réellement possible afin d’instituer des règles pour gérer l’économie, la finance mais également tout un tas de domaines qui se moquent des frontières, pire, qui en profitent comme le crime organisé (les mafias sont mondialisées depuis longtemps mais elles profitent largement du morcellement de la lutte engagée contre elle par les Etats) ou la pollution (qui ignore superbement les frontières).
Pour autant, le chaos nous guette. Ainsi, la crise de la zone euro peut aboutir à faire imploser celle-ci puis l’Union européenne dans la foulée. De même, les difficultés rencontrées par les uns sont souvent mis sur le dos des autres. Sans oublier que les cultures nationales, quand elles sont utilisées, non pas apporter leur touche à ce formidable métissage culturel qui n’a jamais connu de frontières, peuvent être une arme de destruction massive.
Ne soyons pas naïfs, la tâche est à la mesure du défi, colossale et semée d’embûches. Mais soyons, en revanche, des bâtisseurs inlassables et déterminés d’un humanisme mondial.
En ces temps d’incertitudes, ce défi est bien le seul qui semble raisonnable…
Alexandre Vatimbella

08 février 2012

La liberté et l’égalité respectueuses fondement de la démocratie républicaine du XXI° siècle

La progression et la longévité des régimes démocratiques (ainsi que leur influence sur tous les régimes du monde) ont engendré une autonomisation progressive des individus due à l’approfondissement des comportements démocratiques - liberté (souvent plus sociétale que politique qui peut aboutir à une revendication de toujours plus de droits et, a contrario, à une participation politique et électorale en recul) et surtout égalité - issu de la pratique et du développement des droits individuels (droits de, droits à), c’est-à-dire des droits donnés à chaque personne pour son unique intérêt par un Etat devenu le recours en première et dernière intention de chaque individu pour faire respecter ses droits, pour demander une protection la plus étendue possible, pour se défausser de sa responsabilité, pour demander un bien-être toujours plus grand, pour se garantir de l’intrusion des autres dans sa sphère personnelle - qu’il souhaite étendre de plus en plus – et éviter qu’il soit spolié dans la sphère communautaire (pour que ces autres ne soient pas favorisés par rapport à lui et qu’il obtienne au moins autant que ce que ces autres ont obtenu).
Ici, la demande de liberté devient une demande à être considéré comme unique et la demande d’égalité est, en réalité, une demande d’«égalité prioritaire» (moi d’abord parce que je suis au moins égal aux autres), donc d’une demande réelle d’inégalité, d’être considéré comme privilégié c’est-à-dire une demande à être servi en priorité, à être respecté sans acceptation de réciprocité que celle choisie, une démarche que certains rapprochent de celle d’un consommateur et non d’un citoyen.
Car cette autonomisation grandissante fragilise également l’individu qui a souvent l’impression d’être abandonné et laissé seul pour prendre des décisions existentielles qu’il estime difficiles à endosser.
C’est pourquoi elle induit cette demande de surprotection et de «surégalité» face aux risques en tout genre, à l’insécurité et à la précarité mais sans remettre en cause les aspects qui lui semblent positifs de cette autonomisation, c’est-à-dire ceux qui servent ses intérêts.
Dans le même temps, la nouvelle ère de mondialisation (dont fait partie la globalisation économique) a diffusé partout les valeurs démocratiques (ainsi que les cultures, notamment les cultures démocratiques) renforçant cette autonomisation et les revendications égoïstes et égocentriques des individus (même dans les pays non-démocratiques), justifiées, entre autres, par un détournement du droit à la différence.
Mais cet approfondissement et cette diffusion de la culture démocratique a été partielle parce qu’elle n’a pas pris en compte deux éléments indispensables à l’existence d’une vraie démocratie, le respect de l’autre ainsi que la responsabilité de l’individu (d’où, d’ailleurs, la montée de certaines idéologies extrémistes jouant sur le désarroi de la population devant une société de plus en plus déshumanisée).
Or, sans ces deux éléments précités, la liberté acquise, l’égalité établie et la progression de l’autonomisation ne peuvent aboutir qu’à un individu égoïste, assisté, irresponsable et irrespectueux.
Et cet individu, enfant de la liberté et de l’égalité, devient dès lors une menace pour celles-ci car ses comportements boulimiques de tout vouloir comme un dû sans rien devoir en retour (toute obligation de ce type étant vue comme une contrainte inacceptable) peuvent les engloutir, les détruire et les tuer.
Dès lors, le salut et l’approfondissement de la démocratie passe par cet individu métissé culturellement et mondialisé médiatiquement, respectueux et responsable.
La démocratie républicaine mondiale du XXI° siècle, nouvelle étape des révolutions démocratiques du XVIII° siècle et de la démocratisation des sociétés au XIX° et au XX° siècles, se bâtira sur la liberté et l’égalité respectueuses ou n’existera pas.
Pire, les expériences démocratiques ne pourront pas survivre si les peuples libres ne prennent pas conscience que l’autonomisation individuelle n’est soutenable pour une communauté que si elle s’accompagne de la considération de l’autre, que si la liberté individuelle et l’égalité sont médiatisées par le respect de soi-même et de l’autre.
Sinon, les régimes démocratiques imploseront tôt ou tard.
C’est tout le challenge proposé par le Centrisme du Juste équilibre. C’est tout le défi, énorme, des centristes qui appellent de le vœux cette démocratie républicaine mondiale…

Alexandre Vatimbella

07 février 2012

Le monde et l’inconnue chinoise

Qu’elle aille bien ou mal, l’économie chinoise est un danger pour le monde, tout au moins un sacré challenge.
D’un côté, si la croissance chinoise continue à être insolente, cela posera un grave problème à l’Europe et aux Etats-Unis. Mais, d’un autre côté, si la croissance chinoise montre des signes de faiblesse, voire si l’économie chinoise s’effondre, cela posera également un grave problème pour les pays avancés.
Et ce qui «pimente» cette alternative, c’est que personne ne sait exactement dans quelle direction va la Chine!... Quoiqu’il en soit, comme le déclare Barthélémy Courmont et Emmanuel Lincot dans la revue Monde Chinois (*), «2012 sera une année cruciale pour la Chine».
Le «miracle chinois» qui est devenu une menace pour la planète, provient largement d’un renoncement et d’une irresponsabilité de l’Occident qui dure depuis trente ans. Au lieu de s’entendre avec les Chinois pour permettre une relation équilibrée, les responsables politiques et économiques des pays avancés d’Europe et d’Amérique ont préféré laisser jouer une sorte de jeu de dupe où la Chine a très vite compris que son intérêt était de produire en masse à bas prix pour inonder de produits l’Occident tout en refusant une régulation indispensable que ce même Occident pouvait, à l’origine, lui imposer puis une réciprocité tout aussi indispensable afin de ne pas se retrouver devant les difficultés actuelles.
Mais les profits étaient trop alléchants pour les milieux d’affaires qui n’ont pas, comme préoccupation première, le développement équilibré de la mondialisation. Celle-ci revient aux politiques qui n’ont pratiquement rien fait, trop contents de pouvoir offrir, grâce notamment aux délocalisations, des profits à leurs entreprises et des produits à bas prix à leurs consommateurs, pariant sur les services, la finance et la haute technologie pour offrir des emplois à leurs travailleurs et conserver ce fameux «avantage technologique» qui ressemble de plus en plus à de la poudre de perlimpinpin.
Mais cette nouvelle division du travail à l’échelle mondiale était viciée dès le départ car, pour qu’elle fonctionne, il fallait que la Chine demeure un atelier du monde de produits bas et éventuellement milieux de gamme et ne deviennent pas l’usine à tout faire, jusqu’aux produits hauts de gamme, de la planète dont elle finira par maîtriser la fabrication tôt ou tard.
Et pourquoi la Chine se serait-elle privée de le faire puisque personne ne lui a demandé de ne pas le faire?! Et pourquoi l’aurait-elle fait en respectant des règles puisque personne ne lui a demandé d’en respecter?! Il aurait été bien stupide, de la part des dirigeants chinois, de s’imposer des freins à la croissance économique du pays. Cela aurait même été irresponsable de leur part. Mais cela a été tout aussi irresponsable de la part des responsables des pays avancés de ne pas obliger la Chine à jouer au moins le même jeu.
Mais en laissant la Chine se développer n’importe comment, les pays avancés ont produit une instabilité qui risque de tout emporter, même la Chine elle-même! Ainsi, le pays doit faire face à des défis immenses.
Rappelons-en quelques uns: une hausse des coûts de production qui rend ses produits moins attractifs que ceux des nouveaux dragons comme le Vietnam ou les Philippines; la montée en puissance d’une classe moyenne qui ne veut plus se contenter d’un monde uniquement matériel mais réclame plus de liberté; des ouvriers et des employés, sans parler des paysans, qui veulent une part plus équitable de la forte croissance; une corruption qui s’étend et provoque de plus en plus la fureur de la population; un système financier gangréné par des prêts insolvables et des investissements dans des infrastructures inutiles; un appareil productif souvent obsolète et souvent incapable de passer à l’élaboration de biens de haute technologie autrement que par l’assemblage; un pays divisé en régions qui profitent de la mondialisation et d’autres qui demeurent largement sous-développées avec des populations vivant largement en-dessous du seuil de pauvreté; des problèmes environnementaux de plus en plus inextricables avec, entre autres, une pollution endémique, un manque d’eau dans certaines régions, une diminution des sols cultivables; un système de protection sociale quasi-inexistant alors que la population vieillit très vite et dont une partie de ses séniors risque d’être replongée dans la très grande pauvreté; un environnement international peu favorable où les «amis» de la Chine sont de moins en moins nombreux, suite à une agressivité de plus en plus forte du pouvoir communiste de Pékin en matière de relations internationales et étant souvent des pays autoritaires, voire dictatoriaux. Et cette liste n’est pas exhaustive…
Aujourd’hui, deux courants s’affrontent sur la capacité de la Chine à faire face à ces challenges qui se présentent à elle. Le premier courant affirme que la Chine est solide et saura faire face à une crise quelle que soit son importance. L’autre explique que la Chine est devenue ces dernières années un colosse aux pieds d’argile (ou qu’elle l’a toujours été) et que les fragilités politiques, sociales, économiques et internationales se sont accumulées en autant de strates, rendant possible et même probable pour certains, sinon un effondrement, tout au moins la survenance à plus ou moins brève échéance d’une très grave crise.
Dans ce dernier groupe, on compte le tout nouveau ambassadeur des Etats-Unis en Chine, Gary Locke, Américain d’origine chinoise. A la question posée lors d’une interview sur la situation actuelle de la Chine, il a répondu «Elle est très délicate il me semble, très, très délicate». Mais même le pouvoir communiste est conscient des difficultés à venir, le premier ministre, Wen Jiabao ayant déclaré que la Chine allait être confrontée à «de plus grands défis que l’année dernière». Un euphémisme pour qualifier l’inquiétude des dirigeants au moment où, en plus, il y a aura une passation de pouvoir à la tête du PCC.
Dès lors, le miracle chinois pourrait devenir un cauchemar planétaire. Pourquoi? Tout simplement parce qu’au fil des ans, la Chine est bien devenue le moteur de la croissance économique mondiale et qu’en période de vaches maigres dans les pays avancés, tout l’espoir repose sur le fait que la Chine soit la locomotive pendant cette mauvaise passe, soutenant l’activité mais, plus, qu’elle soit le moteur de la sortie de cette anémie pour redynamiser la croissance mondiale.
Doit-on craindre un effondrement de la Chine? Il est évident que celui-ci serait, à court terme, extrêmement douloureux pour l’économie mondiale. Et personne ne semble le souhaiter, même les Etats-Unis. Selon Barthélémy Courmont et Emmanuel Lincot, «hier désireux de la voir ‘effondrer, les Américains ont aujourd’hui pris la mesure de l’importance de maintenir la croissance chinoise, en raison des interdépendances de plus en plus fortes».
Mais il se pourrait qu’il ne soit pas aussi dramatique que certains veulent bien le dire sur le moyen et long terme. D’abord, parce que les pays avancés ne sont pas aussi délabrés qu’on veuille bien le dire. Ensuite, parce qu’il y a de nombreux pays qui sont prêts à prendre la suite de la Chine et qui ont déjà les capacités de la remplacer dans certains domaines. Enfin, et surtout, parce que cela permettrait, si la volonté politique est là, de remettre de l’ordre dans la mondialisation en mettant en place, et pas seulement pour la Chine, les régulations et les contrôles nécessaires pour que la compétition mondiale se fasse dans une concurrence honnête. Des régulations et des contrôles qui pourraient être la vraie base d’une gouvernance mondiale si souvent repoussée par des dirigeants de la planète à l’hubris tout autant imprudent qu’impudent…

Alexandre Vatimbella
© 2012 LesNouveauxMondes.org

(*) L’avenir de la Chine s’écrit-il en 2012?, Barthélémy Courmont et Emmanuel Lincot, Monde chinois n° 28, Choiseul éditions, 20€

30 octobre 2011

Adieu Yue Yue

«Petite Yue Yue est morte à 00h32» vendredi 21 octobre 2011, ont déclaré les médecins de l’hôpital où elle était soignée et qui n’avaient pas grand espoir de la sauver.
Ecrasée deux jours auparavant par une camionnette dont le conducteur a reconnu savoir ce qu’il faisait mais qu’il serait moins cher pour lui de payer pour sa mort que pour sa guérison, ignorée par douze passants alors qu’elle baignait dans son sang, écrasée à nouveau par un camion, la fillette de deux ans était dans un état critique.
Ce fait divers révoltant – qu’une caméra de sécurité a filmé de bout en bout et qui a été vu par des millions et des millions de personnes - s’est passé en Chine. Aurait-il pu se passer ailleurs? C’est possible. Des faits plus ou moins similaires ont déjà eu lieu dans des pays à travers le monde même si celui-ci est particulièrement honteux.
Le martyr inacceptable de Yue Yue est devenu un symbole mondial, fort et poignant, de l’autonomisation égocentrique irresponsable irrespectueuse assistée de l’individu.
Il est la preuve de la montée inexorable de ce comportement qui touche chacun de nous et qui pose des questions existentielles essentielles. Car, même si cette histoire terrible et édifiante aurait pu se passer à d’autres époques, elle est caractéristique d’un monde qui se gargarise d’être civilisé mais qui oublie d’agir souvent avec humanité.
Ce n’est pas l’individualisme qui est en cause, à l’inverse de ce qu’affirment certains, c’est une perversion de celui-ci qui se fait jour dans la plupart des sociétés au fur et à mesure que le bien être matériel et la libéralisation des comportements (pas forcément la démocratie) augmentent avec la richesse de la population.
C’est un donc un phénomène mondial, mondialisé même, mais pas une conséquence de la mondialisation.
Cette plus grande autonomie est, en soi, une situation positive. Chacun de nous est désormais capable de mieux maîtriser sa vie. Malheureusement, celle-ci est allée de pair avec des agissements égocentriques (moi avant tout), irrespectueux (le respect pour moi qui n’est pas obligé d’en avoir pour l’autre), irresponsables (je n’assume pas mes actes tout en demandant la liberté d’agir à ma guise), le tout dans un assistanat (je réclame des «droits à» toujours plus nombreux dans une protection totale).
Le drame de Foshan, cette ville du centre de la Chine, est un drame de l’humanité tout entière et non pas seulement de la société chinoise. Il vient nous dire avec force que le développement économique, social et sociétal n’est rien si nous ne nous comportons pas en personnes civilisées qui n’ont pas peur d’avoir de l’empathie pour les autres.
Notre vrai trésor est et sera toujours, non pas dans les coffres de nos banques mais dans nos cœurs. Et cette mondialisation de l’amour est sans doute la plus importante de toute à mettre en place. De toute urgence…
Petite Yue Yue, si tu peux aider dans ta mort à cette prise de conscience, alors les deux courtes années que tu as passées sur cette planète n’auront peut-être pas été vaines.

Alexandre Vatimbella

23 juillet 2011

Mondialisation: le «mieux» et le «plus» vont nécessairement ensemble


Plus de mondialisation et une meilleure mondialisation ne sont pas antinomiques, au contraire, cela va de pair.
De nombreux commentateurs et politiques affirment, ces derniers temps, qu’une meilleure mondialisation passe par moins de mondialisation, par cette capacité que l’on redonnerait aux Etats, aux nations et aux cultures locales de peser sur le global voire de se protéger des «mauvaises» intrusions du village global dans leur sphère de compétences.
Or, rien n’est moins vrai. Ce n’est pas parce que l’on va redonner du pouvoir au national que le mondial s’en trouvera meilleur. Aurait-on oublié les ravages d’un monde divisé? Aurait-on oublié que l’union de l’Europe, une mini-mondialisation, a éloigné le spectre de la guerre fratricide entre peuples du Vieux continent? Aurait-on oublié que la mondialisation a ouvert des espaces de coopération et de compréhension entre les hommes et les femmes à travers la planète? Aurait-on oublié tous ceux qui sont sortis de la pauvreté grâce à la globalisation de l’économie? Et ce ne sont que quelques exemples.
C’est plutôt en transférant plus de pouvoir au mondial, à une gouvernance mondiale, que l’on va pouvoir mieux organiser le monde, que l’on va pouvoir édicter de meilleures régulations afin d’organiser la mondialisation, que l’on va empêcher la machine à broyer de l’humain et à opposer les cultures de poursuivre impunément son œuvre et à s’appuyer sur le phénomène de la mondialisation pour s’en servir à des fins qui n’ont rien à voir avec la construction d’une vraie communauté mondiale.
Les êtres humains ont toujours été plus forts et plus civilisés en s’unissant et en s’organisant pour préserver la liberté dans la solidarité.
Ce qui s’est passé dans les communautés locales, dans les communautés nationales, se passera de même dans la communauté mondiale en cours d’édification.
Organiser la sphère mondiale au profit de l’humain en la développant, voilà le vrai challenge de l’humanité et non de se recroqueviller dans des communautés morcelées aux attitudes protectionnistes qui se font face, se regardent en chien de faïence, s’opposent et, parfois, s’entretuent dans des bains de sang.
En matière de mondialisation, le mieux va obligatoirement de pair avec le plus.
D’autant que moins de mondialisation de donnera pas plus de force aux cultures locales. C’est en faisant émerger des individus culturellement métissés, capables, chacun d’eux, de créer leur propre culture, que l’on multipliera à l’infini la diversité culturelle (et que l’on parviendra à perpétuer la diversité culturelle) et que l’on fera en sorte que chaque individu sera capable, librement, de respecter la culture de l’autre, de la partager et de l’enrichir, donc de respecter l’autre.
La mondialisation, ce n’est pas seulement la libération des marchés financiers mais c’est aussi tout un phénomène politique, économique, financier, social et culturel.
Plus on mondialisera, plus on globalisera, plus on régulera au niveau mondial, plus on organisera, plus on adoptera de règles au niveau international, plus on obtiendra un consensus au niveau mondial, plus la mondialisation et la globalisation seront meilleures.
Ne laissons pas passer cette chance de construire la vraie mondialisation, qu’elle soit économique, financière, politique, culturelle, sportive, artistique, etc. afin qu’elle irrigue dans sa diversité d’appréhension par chacun de nous un monde de plus en plus large et à la culture de plus en plus profonde et aux solidarités de plus en plus fortes. Un monde de paix, de partage capable d’apporter la vie bonne aux quatre coins de la planète.
C’est sans doute cela la véritable utopie qui est devant nous, celle qui peut mobiliser les peuples à l’avenir actuel incertain et aux angoisses existentielles d’une possible finitude proche que nous rabâchent les prophètes de malheur et les ennemis du progrès, le vrai, celui qui apporte le bien être et qui lutte contre tout ce qui empêche l’être humain d’en profiter.

Alexandre Vatimbella

12 juillet 2011

Tous les combats se gagnent au mental, d'abord

Tous les combats, quels qu’ils soient, on les gagne d’abord avec son mental puis en utilisant son intellect et, enfin, grâce à son physique.
Le mental est la première condition de la victoire. Mais il faut évidemment l’associer à l’intellect et au physique afin de libérer - par l’état mental créé - toutes nos capacités.

28 juin 2011

Admirer les Etats-Unis ou la Chine?

Admirer le modèle chinois reviendrait à admirer un régime autoritaire qui emprisonne et brime les défenseurs de la liberté et des droits de l’homme sous prétexte qu’il serait capable de donner du pain à sa population tout en la maintenant sous un joug de fer. Ce serait oublié qu’un pays dans le monde, s’est bâti sur la liberté et les droits de l’homme, qu’il a été une démocratie depuis ses origines et qu’il a apporté une richesse bien plus grande à sa population. Ce pays s'appelle les Etats-Unis. Dès lors, il vaut sans doute mieux admirer les Etats-Unis, malgré tous leurs défauts, que la Chine, malgré ses quelques qualités…

24 mai 2011

«Semi-mondialisation», «démondialisation» et «individu mondialisé»


Des économistes estiment, comme Pankaj Ghemawat dans son livre «World 3.0», que nous ne sommes pas dans un monde mondialisé mais à moitié mondialisé et encore. Cette «semi-mondialisation» serait prouvée, chiffres à l’appui et démontrerait que les personnes et les marchandises sont bien moins impliqués dans la globalisation de la planète que l’on veut bien le dire.
D’autres, comme Jacques Sapir, dans son ouvrage «La démondialisation», affirment que nous sommes déjà dans un processus de reflux, voire de fin, de la mondialisation depuis que la crise économique et financière mondiale de 2008-2009 a sonné le glas de ces échanges de marchandises mais surtout de ces capitaux sauvages de voyager comme bon leur semble qui, pour lui, ont seulement permis aux spéculateurs de se remplir les poches.
Enfin, il y a ceux qui sont des observateurs de la mondialisation et qui constatent, tous les jours, l’existence de phénomènes de mondialisation et de l’avancée de certains d’entre eux.
Pour bien comprendre ces phénomènes, il faut, qu’au-delà des statistiques et des jugements moraux ainsi que des positionnements politiques, juridiques et économiques des Etats, parler d’un acteur essentiel de la mondialisation: l’«individu-monde mondialisé».
Derrière ce terme quelque peu barbare, se trouve celui qui détient la clé d’un monde ouvert et de son évolution passée, actuelle et future.
Faisons sa connaissance et analysons son rôle.
Dans notre modernité, postmodernité, voire hyper-modernité (!) mondiales – et pas seulement occidentales comme le prétendent parfois ses adversaires -, l’autonomie de l’individu augmente tout autant que son métissage culturel.
En conséquence, il choisit de plus en plus ses références existentielles, sa façon de penser, sa manière de vivre, ses goûts en tout genre parmi les choix infinis que lui propose un monde ouvert où les cultures se rencontrent, se mélangent et s’entrechoquent.
Une réalité indépendante de ses revenus (même si ceux-ci sont une variable d’ajustement dans le degré d’ouverture au monde quand il s’agit de consommer de la mondialisation culturelle et médiatique, par exemple).
Vivant désormais en temps réel ce qui se passe aux quatre coins de la planète, au courant des modes, des mouvements politiques, sociaux, sociétaux et culturels ainsi que des comportements de ses pairs qu’ils soient à Pékin ou à New York, à Paris ou à Bombay, il se construit en s’immergeant dans toutes ces influences voulues ou non qui l’atteignent et l’entourent continuellement.
Sans oublier, évidemment, qu’il est, en retour, un acteur actif et créatif de cette culture mondiale métissée.
Résultat, ses goûts sont de plus en plus mondialisés (peu importe qu’il consomme un produit venant d’un autre pays ou une copie fabriquée dans son propre pays). De même, ses références sont de plus en plus mondialisées tout comme son discours, son quotidien et son mode de vie.
L’individu-monde mondialisé construit ainsi sa propre différence et non comme l’affirment faussement et péremptoirement les adversaires du métissage, son uniformisation et sa ressemblance aux autres.
Il est un monde à lui tout seul, où il entretient des liens avec les autres individus-mondes mondialisés avec qui il est connecté en réseaux, à la fois, de proximité et de grand large.
C’est pourquoi, actuellement, chez les observateurs avisés, se pose la question du délitement des liens sociaux traditionnels au fur et à mesure de la montée en puissance de cet individu-monde mondialisé et non une quelconque peur d’uniformisation.
Or donc, si l’on se place au niveau de l’humain, force est de reconnaître que l’on n’est pas dans une «semi-mondialisation» et encore moins dans une «démondialisation». On est seulement dans un processus de mondialisation qui évolue, non de façon linéaire, mais dans tous les sens et à des vitesses différentes.
Même si, demain, la globalisation économique et financière connaît un grand coup d’arrêt, cela ne remettra pas en cause l’existence de la mondialisation. Alors, autant travailler sur cette réalité que d’élaborer des théories fumeuses qui ne font que faire perdre du temps et embrouiller les esprits par rapport aux énormes défis que ce processus de mise en réseau du monde recèle.
Alexandre Vatimbella

27 avril 2011

Hier, aujourd'hui, demain

Ceux qui regardent trop vers le passé, risquent de ne pas voir l’avenir et, surtout, de ne pas vivre le présent.

03 avril 2011

Bêtise versus ignorance

Est-ce la bêtise ou l’ignorance qui rend les gens stupides? Parions sur l’ignorance tout en redoutant que la réponse soit la bêtise et travaillons à rendre le monde plus intelligent. Pas seulement intellectuellement mais aussi affectivement.

02 février 2011

Inquiétante montée d’une autonomisation égocentrique assistée irresponsable de l’individu

Ce qui est dangereux pour la démocratie, ce n’est pas un excès de liberté mais cette montée inquiétante d’une autonomisation égocentrique assistée irresponsable de l’individu qui produit un individu aux comportements immatures qui réclame, dans une démarche égoïste et égocentrique, toujours plus d’assouvissement de ses désirs, qui se drape dans une posture de rébellion contre toute autorité tout en demandant de manière quasi-exponentielle, que l’on s’intéresse à lui et que l’on s’occupe de lui, qu’on le protège contre tous les risques de la vie, qu’on lui accorde toutes les protections possible et imaginables.
Ainsi, si l’on analyse finement ce mouvement sociétal, on s’aperçoit que l’individu ne demande pas plus de liberté, ce qui serait pour lui une aventure à ses risques et périls, mais une plus grande autonomie pour vivre tous ses désirs et ses caprices dans le cocon d’une communauté qui le protège mais à laquelle il ne veut rendre aucun compte. Ce comportement d’une grande irresponsabilité est tout le contraire de celui d’un homme libre car la liberté demande, en retour de son exercice, une responsabilité à la hauteur de ce qu’elle offre à qui sait en payer le prix.
Cette autonomisation égocentrique assistée irresponsable de l’individu doit être combattue car elle sape les fondements de la liberté qu’elle pervertie. Et, dans le même temps, il convient de redonner du sens à l’acquisition de la liberté.
Evidemment, cette autonomisation égocentrique assistée irresponsable semble, à première vue, un oxymore constitué de demandes paradoxales. En réalité, elle n’est que la manifestation de la volonté d’un individu d’être le centre du monde, que tout soit ramené à soi, de la revendication qu’on a droit à tout ce qu’on veut sans en assumer la responsabilité, comportement typique d’un être immature nombriliste et narcissique.
Cette autonomisation égocentrique assistée irresponsable de l’individu détruit le lien à la base du vivre ensemble. Elle en détruit ainsi une des bases fondamentales, le respect d’autrui en affirmant la revendication exclusive du respect à soi de l’autre et de la société, sans réciprocité aucune. Quotidiennement, nous sommes tous témoins (mais aussi acteurs!) de ce manque d’égard à l’autre et de cette demande d’un infini respect à soi-même.
La solution n’est pas un retour en arrière vers une vision uniquement holistique de la vie comme cela est prôné par certains. Il faut prendre en compte la réalité de la situation présente avec des demandes extravagantes de l’individu afin de les remettre dans le cadre d’un lien social renouvelé qui réaffirme les valeurs du bien vivre ensemble, la liberté, le respect, la solidarité et la tolérance qui ne peuvent fonctionner et être mises en pratique que par un individu responsable.
Car l’autonomisation égocentrique assistée irresponsable de l’individu est bien le comportement d’un individu irresponsable, à la fois, dans sa posture, ses demandes, ses actes et son refus d’assumer ses obligations en tant que membre de l’espèce humaine et membre d’une communauté.
L’individu libre et responsable est la seule bonne réponse à l’autonomisation égocentrique assistée irresponsable de l’individu. Pour commencer, il faut remettre du sens dans les mots liberté et responsabilité ainsi que dans ceux de respect, de solidarité et de tolérance. A la fois pour redonner un sens civique aux actes de l’individu mais également pour continuer la libération de cet individu de son addiction à cette condition d’immaturité et de demande d’assistanat. L’autonomisation égocentrique assistée irresponsable de l’individu, en effet, enferme plus qu’elle ne libère, abaisse l’individu plus qu’elle ne l’élève. Ce dernier ne perçoit plus alors l’essentiel de la vie et de sa propre existence au profit de demandes de plus en plus extravagantes de jouissances superficielles et d’assistanat refuge où l’initiative disparaît faisant place au renfermement sur soi dans un monde remplit jusqu’à plus soif d’objets matériels qui se substituent à sa véritable essence (être au lieu d’avoir) et aux relations avec l’autre et avec la réalité de la vie.

Alexandre Vatimbella

29 décembre 2010

Entrechoquements entre individus-mondes

Le métissage culturel, uniformise les cultures communautaires (nationales, locales, ethniques, etc.) mais différencie les cultures individuelles. Il ya donc moins de chocs des cultures mais plus d’entrechoquements entre individus-mondes.
Si l’on assiste à une certaine uniformisation des cultures mondiales, on assiste, paradoxalement, à une différenciation individuelle. La différenciation culturelle n’est plus l’apanage de la communauté mais de l’individu. Dès lors, l’on peut mieux appréhender la montée de l’individu-roi qui produit une autonomisation égocentrique assistée irresponsable de l’individu qui attaque les fondements du lien social. Cependant, la différenciation culturelle de l’individu n’est pas négative en soi, bien au contraire. Car elle produit un individu plus libre de choisir sa vie et de construire son existence à partir de ses choix. En revanche, elle peut aussi amener un individu qui se centre sur lui-même tout en étant incapable d’assumer son existence et ses choix. C’est ici que l’on peut parler d’ autonomisation égocentrique assistée irresponsable de l’individu.

13 septembre 2010

La démocratie imparfaite

Il faut savoir accepter les travers de la démocratie pour profiter de ses bienfaits.

20 juin 2010

L'abdication des Européens

La volonté de ne plus prendre de risques, de ne plus affronter les réalités, de refuser les responsabilités, d’abdiquer tout et n’importe quoi pour jouir de leur tranquillité et de leurs avantages, font que les Européens ne devront pas se plaindre lorsqu’ils ne représenteront plus rien et qu’ils n’auront plus ni la tranquillité, ni les avantages faute de s’être battus pour les garder.

25 mars 2010

Génie et sagesse

Ce n’est (sans doute) pas la sagesse des humains qui les sauvera mais leur génie. Un génie que l’on aimerait voir plus souvent associé à la sagesse…

14 février 2010

Richesse et pauvreté des nations

Une société qui ne pense qu’à s’enrichir ne fait que s’appauvrir humainement.

24 janvier 2010

Change le monde pas de monde

Au lieu d’utiliser ton énergie à tenter vainement de changer de monde, utilise-la à changer réellement le monde.

20 janvier 2010

Dires et Choses

A force de ne pas dire les choses, elles se disent toutes seules et souvent avec violence.

21 novembre 2009

Etats-Unis et Chine, un G2 aux pieds d’argile

Or donc, les Etats-Unis et la Chine seraient le nouveau couple maître du monde. Pour signifier cette position dominante, les experts ont vite inventé un nom, le G2, le groupe des deux superpuissances qui va dominer ce début de XXI° siècle. Une place que les Etats-Unis occupent maintenant depuis le début du XX° siècle et que la Chine récupère après près de deux cents ans d’absence sur le devant de la scène mondiale.

Personne ne peut nier l’importance de ces deux nations et bien fou celui qui affirmerait le contraire. Néanmoins, au-delà de la véracité ou non de l’existence d’un gouvernement mondial sino-américain au jour d’aujourd’hui, ce tandem n’est certainement pas aussi fringant que l’on veut bien le dire.

Pour les Etats-Unis, l’analyse semble être partagée par la plupart des experts. Le pays est en proie à de très nombreuses difficultés notamment en matière économique et financière. Néanmoins, prononcer son éloge funèbre serait totalement prématuré et, surtout, méconnaître ses capacités à rebondir. Quoique l’on entende ici ou là, il demeure encore la première (et la seule) puissance globale du monde. De plus, dans les laboratoires de Californie ou du MIT à Boston se prépare déjà la nouvelle révolution technologique qui devrait avoir, entre autres, la couleur du vert, la grandeur des nanotechnologies et les connexions de la toile.

Pour la Chine, l’analyse semble être diamétralement opposée. Face à une Amérique en déclin, voici le fier et puissant Empire du Milieu qui va rétablir sa domination dans les décennies à venir grâce à cette formidable expansion économique qui lui permettra de propager sa vision du monde et sa culture à l’instar des Etats-Unis au XX° siècle. Pourtant, des voix de plus en plus nombreuses se font entendre pour dire que la Chine n’est peut-être pas ce que l’on croit. Le miracle économique a bien eu lieu mais il est assis sur une poudrière sociale, environnementale et financière. Plus grave, le plan de relance de l’économie a accentué les déséquilibres structurels de la machine productive (trop d’exportations, pas assez de consommation intérieure, construction d’infrastructures pléthorique, absence de couverture sociale adéquate, bulles financières et immobilières, corruption sur une très large échelle, etc.). Sans oublier toutes les réserves que l’on doit avoir sur les statistiques chinoises qui ont plus une fonction politique qu’économique et qui ne permettent pas d’avoir une vue aussi claire que l’on veut bien le dire de la croissance réelle du PIB. Néanmoins, les Chinois ont montré leurs capacités à initier un des plus extraordinaires développements économiques de l’histoire et ils ont sans doute celle de corriger la trajectoire qui peut les mener dans un mur. Encore faut-il qu’ils en prennent réellement conscience et qu’un Parti communiste certes pragmatique mais à l’idéologie totalitaire ait la capacité politique de le faire.

Or donc, ce nouveau couple maître du monde va peut-être dominer ce début de XXI° siècle. Mais ses fondations ressemblent plus à des pieds d’argile qu’à des blocs de béton armé enfouis profondément dans les entrailles de la terre. Et elles vont être une menace redoutable pour la stabilité de la planète. Il serait donc bien peu sage de se reposer uniquement sur des fondations aussi peu solides…


Alexandre Vatimbella

22 septembre 2009

Tout peut-il recommencer comme avant ?

Les politiques battent leur coulpe et affirment qu’ils seront plus vigilants. Les économistes battent leur coulpe et déclarent qu’ils seront plus sérieux. Les financiers battent leur coulpe et jurent qu’ils seront moins avides. Mais au-delà de ces déclarations, affirmations et serments de circonstances, demain on recommencera comme hier. Bien entendu, on inclura quelques leçons de la crise actuelle. Bien sûr, on fera un peu plus attention au départ (et, encore, rien n’est moins sûr..). Néanmoins, ce sera «business as usual» par la suite. Car sans doute c’est comme cela que marche l’économie de marché, celle qui a besoin du capital pour se financer et de la liberté des acteurs économiques et financiers pour fonctionner. Surtout, parce que les acteurs et les pays dont ils sont issus sont dans une bataille mondiale qui ne s’est pas arrêtée avec les problèmes actuels. Dès lors, faire en sorte de mettre en place les règles normales de contrôle et de régulation qui doivent régir un capitalisme sain dans le cadre d’une concurrence et d’une transparence essentielle à cette propreté des affaires n’est pas pour demain car personne n’en veut vraiment.

La finance n’en veut pas évidemment puisque son intérêt est de pouvoir développer tous les outils qui lui permettent de faire les plus gros profits indépendamment de sa mission première qui est, rappelons-le, de financer l’économie et non pas d’être une machine qui tourne en vase clos. Les entreprises n’en veulent pas parce qu’elles sont impliquées dans un combat mondial où les plus malins sont les gagnants même s’ils ne sont pas les meilleurs. Les Etats n’en veulent pas parce que cela pourrait brider leurs croissances et donc limiter leur développement et le bien être de leurs citoyens-électeurs.

Est-ce à dire que l’Humanité, incapable d’adopter des règles pour assurer un développement harmonieux (ou, à tout le moins, moins sauvage…) coure à sa perte? L’Histoire nous apprend malheureusement que les civilisations, même les plus fortes, peuvent s’effondrer en quelques années, souvent par leur faute et à la suite d’erreurs et de décisions irresponsables. La question est posée mais, à l’inverse des oiseaux de mauvais augure qui pensent que l’être humain est le problème ou, à l’inverse, des défenseurs d’un progrès capable de tout régler selon eux, la réponse demeure ouverte. Tout est encore possible. Espérons que la sagesse devienne une vertu partagée par les décideurs et touche les peuples à travers le monde pour que nous empruntions la route des possibles qui nous mène vers un développement économique dans un environnement de liberté et de concurrence où la régulation permet que celui-ci profite à tout le monde aujourd’hui et demain. Mais il y a beaucoup de pain sur la planche. Le prochain sommet du G20 à Pittsburgh (Etats-Unis) à la fin de ce mois de septembre sera une première indication sur le degré de responsabilité des dirigeants du monde et de leur volonté de mettre en place les outils permettant d’emprunter cette route.