09 février 2012
Pour une fédération européenne dans une confédération mondiale
08 février 2012
La liberté et l’égalité respectueuses fondement de la démocratie républicaine du XXI° siècle
07 février 2012
Le monde et l’inconnue chinoise
30 octobre 2011
Adieu Yue Yue
23 juillet 2011
Mondialisation: le «mieux» et le «plus» vont nécessairement ensemble
12 juillet 2011
Tous les combats se gagnent au mental, d'abord
28 juin 2011
Admirer les Etats-Unis ou la Chine?
24 mai 2011
«Semi-mondialisation», «démondialisation» et «individu mondialisé»
27 avril 2011
Hier, aujourd'hui, demain
03 avril 2011
Bêtise versus ignorance
02 février 2011
Inquiétante montée d’une autonomisation égocentrique assistée irresponsable de l’individu
29 décembre 2010
Entrechoquements entre individus-mondes
13 septembre 2010
La démocratie imparfaite
20 juin 2010
L'abdication des Européens
La volonté de ne plus prendre de risques, de ne plus affronter les réalités, de refuser les responsabilités, d’abdiquer tout et n’importe quoi pour jouir de leur tranquillité et de leurs avantages, font que les Européens ne devront pas se plaindre lorsqu’ils ne représenteront plus rien et qu’ils n’auront plus ni la tranquillité, ni les avantages faute de s’être battus pour les garder.
25 mars 2010
Génie et sagesse
Ce n’est (sans doute) pas la sagesse des humains qui les sauvera mais leur génie. Un génie que l’on aimerait voir plus souvent associé à la sagesse…
14 février 2010
Richesse et pauvreté des nations
Une société qui ne pense qu’à s’enrichir ne fait que s’appauvrir humainement.
24 janvier 2010
Change le monde pas de monde
Au lieu d’utiliser ton énergie à tenter vainement de changer de monde, utilise-la à changer réellement le monde.
20 janvier 2010
Dires et Choses
A force de ne pas dire les choses, elles se disent toutes seules et souvent avec violence.
21 novembre 2009
Etats-Unis et Chine, un G2 aux pieds d’argile
Or donc, les Etats-Unis et la Chine seraient le nouveau couple maître du monde. Pour signifier cette position dominante, les experts ont vite inventé un nom, le G2, le groupe des deux superpuissances qui va dominer ce début de XXI° siècle. Une place que les Etats-Unis occupent maintenant depuis le début du XX° siècle et que la Chine récupère après près de deux cents ans d’absence sur le devant de la scène mondiale.
Personne ne peut nier l’importance de ces deux nations et bien fou celui qui affirmerait le contraire. Néanmoins, au-delà de la véracité ou non de l’existence d’un gouvernement mondial sino-américain au jour d’aujourd’hui, ce tandem n’est certainement pas aussi fringant que l’on veut bien le dire.
Pour les Etats-Unis, l’analyse semble être partagée par la plupart des experts. Le pays est en proie à de très nombreuses difficultés notamment en matière économique et financière. Néanmoins, prononcer son éloge funèbre serait totalement prématuré et, surtout, méconnaître ses capacités à rebondir. Quoique l’on entende ici ou là, il demeure encore la première (et la seule) puissance globale du monde. De plus, dans les laboratoires de Californie ou du MIT à Boston se prépare déjà la nouvelle révolution technologique qui devrait avoir, entre autres, la couleur du vert, la grandeur des nanotechnologies et les connexions de la toile.
Pour la Chine, l’analyse semble être diamétralement opposée. Face à une Amérique en déclin, voici le fier et puissant Empire du Milieu qui va rétablir sa domination dans les décennies à venir grâce à cette formidable expansion économique qui lui permettra de propager sa vision du monde et sa culture à l’instar des Etats-Unis au XX° siècle. Pourtant, des voix de plus en plus nombreuses se font entendre pour dire que la Chine n’est peut-être pas ce que l’on croit. Le miracle économique a bien eu lieu mais il est assis sur une poudrière sociale, environnementale et financière. Plus grave, le plan de relance de l’économie a accentué les déséquilibres structurels de la machine productive (trop d’exportations, pas assez de consommation intérieure, construction d’infrastructures pléthorique, absence de couverture sociale adéquate, bulles financières et immobilières, corruption sur une très large échelle, etc.). Sans oublier toutes les réserves que l’on doit avoir sur les statistiques chinoises qui ont plus une fonction politique qu’économique et qui ne permettent pas d’avoir une vue aussi claire que l’on veut bien le dire de la croissance réelle du PIB. Néanmoins, les Chinois ont montré leurs capacités à initier un des plus extraordinaires développements économiques de l’histoire et ils ont sans doute celle de corriger la trajectoire qui peut les mener dans un mur. Encore faut-il qu’ils en prennent réellement conscience et qu’un Parti communiste certes pragmatique mais à l’idéologie totalitaire ait la capacité politique de le faire.
Or donc, ce nouveau couple maître du monde va peut-être dominer ce début de XXI° siècle. Mais ses fondations ressemblent plus à des pieds d’argile qu’à des blocs de béton armé enfouis profondément dans les entrailles de la terre. Et elles vont être une menace redoutable pour la stabilité de la planète. Il serait donc bien peu sage de se reposer uniquement sur des fondations aussi peu solides…
Alexandre Vatimbella
22 septembre 2009
Tout peut-il recommencer comme avant ?
Les politiques battent leur coulpe et affirment qu’ils seront plus vigilants. Les économistes battent leur coulpe et déclarent qu’ils seront plus sérieux. Les financiers battent leur coulpe et jurent qu’ils seront moins avides. Mais au-delà de ces déclarations, affirmations et serments de circonstances, demain on recommencera comme hier. Bien entendu, on inclura quelques leçons de la crise actuelle. Bien sûr, on fera un peu plus attention au départ (et, encore, rien n’est moins sûr..). Néanmoins, ce sera «business as usual» par la suite. Car sans doute c’est comme cela que marche l’économie de marché, celle qui a besoin du capital pour se financer et de la liberté des acteurs économiques et financiers pour fonctionner. Surtout, parce que les acteurs et les pays dont ils sont issus sont dans une bataille mondiale qui ne s’est pas arrêtée avec les problèmes actuels. Dès lors, faire en sorte de mettre en place les règles normales de contrôle et de régulation qui doivent régir un capitalisme sain dans le cadre d’une concurrence et d’une transparence essentielle à cette propreté des affaires n’est pas pour demain car personne n’en veut vraiment.
La finance n’en veut pas évidemment puisque son intérêt est de pouvoir développer tous les outils qui lui permettent de faire les plus gros profits indépendamment de sa mission première qui est, rappelons-le, de financer l’économie et non pas d’être une machine qui tourne en vase clos. Les entreprises n’en veulent pas parce qu’elles sont impliquées dans un combat mondial où les plus malins sont les gagnants même s’ils ne sont pas les meilleurs. Les Etats n’en veulent pas parce que cela pourrait brider leurs croissances et donc limiter leur développement et le bien être de leurs citoyens-électeurs.
Est-ce à dire que l’Humanité, incapable d’adopter des règles pour assurer un développement harmonieux (ou, à tout le moins, moins sauvage…) coure à sa perte? L’Histoire nous apprend malheureusement que les civilisations, même les plus fortes, peuvent s’effondrer en quelques années, souvent par leur faute et à la suite d’erreurs et de décisions irresponsables. La question est posée mais, à l’inverse des oiseaux de mauvais augure qui pensent que l’être humain est le problème ou, à l’inverse, des défenseurs d’un progrès capable de tout régler selon eux, la réponse demeure ouverte. Tout est encore possible. Espérons que la sagesse devienne une vertu partagée par les décideurs et touche les peuples à travers le monde pour que nous empruntions la route des possibles qui nous mène vers un développement économique dans un environnement de liberté et de concurrence où la régulation permet que celui-ci profite à tout le monde aujourd’hui et demain. Mais il y a beaucoup de pain sur la planche. Le prochain sommet du G20 à Pittsburgh (Etats-Unis) à la fin de ce mois de septembre sera une première indication sur le degré de responsabilité des dirigeants du monde et de leur volonté de mettre en place les outils permettant d’emprunter cette route.